Au cours de l’audience du 14 décembre, la Cour constitutionnelle a rejeté la plainte de plusieurs opposants, dont Théodore Ngoy, Martin Fayulu et Denis Mukwege, contre Denis Kadima de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et Peter Kazadi, vice-Premier ministre de l’Intérieur.
Les opposants avaient soulevé des préoccupations, notamment la qualité des cartes d’électeur, la méconnaissance du nombre réel des électeurs et la sécurité des candidats.
Cette décision de la Cour constitutionnelle, qui coïncide avec les spéculations sur un possible report des élections, a suscité des réactions vives.
Patrick Civava, Président du parti politique ADN, accuse la Cour d’être co-auteur du processus électoral en déclarant la requête non fondée. Il estime que cet arrêt est « diabolique » et remet en question la légitimité du processus électoral.
Civava souligne le rôle crucial de la Cour constitutionnelle, affirmant que son rejet de la plainte équivaut à une validation implicite du processus électoral contesté.
« Dans l’une de mes communications précédentes, je soulignais que la cour constitutionnelle ne devient pas complice, mais plutôt co-auteur. Cela découle du fait que lorsqu’elle est saisie pour examiner une irrégularité dans le processus électoral et qu’elle déclare la requête non fondée, elle affirme ainsi la régularité dudit processus ? «
Et d’ajouter : « Ainsi, c’est uniquement la Cour constitutionnelle qui constate la régularité du processus électoral de KADIMA ? (…) Cet arrêt de la cour constitutionnelle est diabolique ».
L’accusation contre Peter Kazadi concernait l’absence de policiers chargés de la sécurité des candidats à la présidence. Malgré ces préoccupations, la Cour a jugé la plainte non fondée.
Les tensions montent à l’approche des élections, avec des acteurs politiques exprimant leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une validation injuste du processus électoral en cours.
Yves Nsiala









