Le Ministre congolais chargé des Affaires étrangères, Christophe Lutundula a, cours d’une interview accordée à RFI, répondu aux questions de Christophe Boisbouvier, notamment sur le retrait accéléré de la MONUSCO et son accompagnement du processus électoral.
Revenant sur sa correspondance adressée au président du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre congolais réitère la décision du gouvernement congolais. Le retrait de MONUSCO doit commencer d’ici fin d’année.
« La Monusco est là, mais disons qu’à la fin de cette année, il faut que le retrait au moins commence. Et nous demandons à l’état major des FARDC et au commandement de la Monusco d’élaborer un plan de désengagement avec un agenda précis de retrait », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : « Le retrait à été décidé, il y a 5 ans en 2018, et comme le constate avec beaucoup de sincérité et de lucidité, le secrétaire général des nations unies, la situation ne fait que se dégrader. La tension ne baisse pas particulièrement au Nord-Kivu (…) Comme le dit le secrétaire général des nations lui-même, la monusco depuis 25 ans, a démontré ses limites de fonds et de forme et donc, nous avons estimé que, comme nous l’avons dit l’année dernière, il faudra absolument accélérer le retrait, ce qui ne signifie pas le précipiter, il n’y a pas de précipitation, il ne faut pas non plus retarder inutilement le retrait au grand détriment du peuple congolais de la souveraineté de l’intégrité territoriale de la RDC. Je dois aussi souligner qu’il ne s’agit pas d’une rupture avec les nations unies qui est un partenaire traditionnel, qui est l’institution internationale spécialisée à qui les nations ont donné la charge d’assurer la sécurité et la paix à travers le monde ».
Le Patron des affaires étrangères confirme l’accompagnent de la Monusco durant la période électorale en RDC.
« Le retrait est progressif et dans le travail à faire, il y a l’accompagnement électorale, la monusco a un travail, c’est l’accompagnement du processus électoral ».
Signalons qu’au total, 1730 éléments de la police dont 1000 de la ville de Beni et 700 d’Oicha ont débuté depuis le 08 septembre, une session de formation à l’initiative de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).
La formation, dont la durée est de 3 mois, a pour objectif de renforcer les capacités opérationnelles de la police de la zone sur la sécurisation du processus électoral alors que les scrutins sont prévus en décembre 2023. Elle se déroule avec une fréquence de trois séances par semaine et concerne toutes les unités d’intervention de la PNC.
Yves Nsiala









