La Confédération Africaine de Football (CAF) a récemment rejeté la demande de la Fédération Congolaise de Football Association (Fecofa) visant à autoriser les joueurs de l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo, les Léopards, à arborer des brassards noirs lors de leur demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023 contre la Côte d’Ivoire.
Cette requête avait pour objectif de témoigner de leur soutien envers la population de Goma, touchée par une série d’événements tragiques.
Le brassard noir aurait été porté au bras droit par les joueurs congolais afin de manifester leur solidarité envers les habitants de Goma, une ville située dans l’est de la République Démocratique du Congo, récemment affectée par des catastrophes naturelles et des conflits armés.
Cependant, malgré l’importance symbolique de cette initiative, la CAF a pris la décision de rejeter la demande de la Fecofa, arguant que les règlements de la compétition ne permettaient pas de dérogations concernant l’uniformité des équipements portés par les équipes participant à la CAN.
Cette décision a suscité des réactions mitigées. Certains ont exprimé leur déception quant au refus de la CAF, soulignant l’opportunité pour le football de transcender les frontières et de servir de plateforme pour exprimer des valeurs humanitaires et de solidarité. D’autres ont soutenu la position de la CAF en mettant en avant l’importance de respecter les règles et les protocoles établis pour garantir l’équité et l’intégrité de la compétition.
Malgré ce revers, les joueurs des Léopards et leur équipe technique ont affirmé leur engagement à continuer de soutenir la population de Goma, en dehors des terrains de football, à travers diverses initiatives humanitaires et sociales.
La demi-finale de la CAN 2023 entre la République Démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire restera donc un moment de compétition intense, où les Léopards feront tout pour représenter dignement leur pays et honorer leur engagement envers ceux qui traversent des épreuves difficiles à travers le continent africain.
Yves Nsiala









