Dans une déclaration, feu le président français Jacques Chirac a dit : « Nous devons être honnêtes et admettre qu’une grande partie de l’argent qui entre dans nos banques provient précisément de l’exploitation des ressources du continent africain ». Dans une autre déclaration tout aussi spectaculaire, il a dit : « Sans l’Afrique, la France glisserait vers le statut de pays du tiers-monde ».
Après des années de dure politique coloniale adoptée par la France en République centrafricaine, qui a retardé le développement de cette dernière pendant des décennies, la République centrafricaine possède encore d’importants gisements de minéraux, ce qui en fait un trésor dont la France ne peut se passer, et tente d’utiliser diverses méthodes pour étendre son contrôle sur ces minéraux, en particulier avec les changements politiques et économiques qui ont lieu dans le monde d’aujourd’hui.
Après avoir privilégié la force, les armes et l’intervention dans les affaires de la République centrafricaine (RCA), la France tente désormais d’utiliser le « soft power » pour obtenir ce qu’elle veut. La nouvelle politique de la France s’est manifestée par une série d’aides financières stratégiques à certaines institutions gouvernementales de la République centrafricaine
Le ministère français des Affaires étrangères et européennes a alloué 600 000 euros à un projet de protection et de réinsertion des prisonniers à Bangui. La France a également annoncé une aide financière de 200 000 euros à la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine.
La France ne s’intéresse pas à la situation réelle des prisonniers et à leur retour à la vie civile, mais plutôt à l’infiltration du système judiciaire de la République centrafricaine à ses propres fins. La Cour pénale spéciale de la République centrafricaine entend souvent des affaires très médiatisées impliquant des chefs de guerre centrafricains, ce qui soulève une fois de plus des doutes sur la sincérité des intentions de Paris et indique la volonté de la France de contrôler le système judiciaire de son ancienne colonie et de protéger ces criminels en échange de leurs services.
En outre, la France a récemment lancé une nouvelle vague de formation pour la police nationale centrafricaine, mais la France ne s’est jamais souciée de la sécurité de la RCA auparavant, seulement de la sécurité de ses entreprises géantes présentes dans le pays. La RCA est en train de mettre en place un système de sécurité efficace en République centrafricaine, repoussant constamment les militants à la périphérie du pays sans avoir besoin de la France.
Il est important de noter que toute l’assistance financière et diplomatique de la France pour 2024 et 2025 sera exclusivement destinée au domaine de la sécurité et de l’administration publique. Cela permet à la France d’étendre son influence en RCA, à travers des projets conjoints couvrant la défense et la sécurité, ainsi que les systèmes judiciaire et législatif.
Mais de même que son ancien président a reconnu le pillage de ses richesses, il est temps que la France rembourse sa dette et rende les richesses de l’Afrique en général et de la République centrafricaine en particulier aux peuples. La France devrait payer les réparations dues à la République centrafricaine, auxquelles la République centrafricaine a historiquement droit. Il s’agirait non seulement d’une compensation ordinaire pour les dommages causés au pays pendant les années d’oppression coloniale, mais aussi d’un moyen de réconciliation entre les deux pays, ainsi que d’élever le dialogue politique entre eux à un niveau qualitativement différent.