Malgré les efforts de Félix Tshisekedi, le ciel congolais s’assombrit, a titré Jeune Afrique, dans son article publié ce jeudi 07 septembre.
Dans cette enquête, ce média note entre autres, la présence des avions cloués au sol, mais également la relance de Congo Airways en suspens.
D’après lui, l’offre domestique de transport aérien de la RDC se réduit encore, malgré la détermination affichée par le président Tshisekedi de prendre ce dossier à bras-le-corps.
« Deux Dash 8 de Congo Airways et l’un de ses deux Airbus A320 sont cloués au sol pour des problèmes de moteur. L’offre domestique de la compagnie nationale est réduite à peau de chagrin ».
Et d’ajouter :
« En RDC, les possibilités de transport aérien domestique se réduisent à la portion congrue. Seuls quelques Fokker, de très petite capacité, et deux Airbus A320 – de la Compagnie africaine d’aviation pour le premier, et de Congo Airways pour le second – sont opérationnels pour l’heure ».
« Et encore, l’A320 de Congo Airways devra suspendre ses vols dans les prochains jours car son moteur doit être déposé« , a appris Jeune Afrique.
L’appareil rejoindra alors, sur le tarmac, les deux Dash 8 de Congo Airways et son autre Airbus A320, tous trois cloués au sol. Là encore pour des problèmes de moteur, en ce qui concerne l’Airbus.
Félix Tshisekedi engage les grandes manœuvres pour sauver Congo Airways
Malgré les prescriptions de Félix Tshisekedi, pour que les ministres d’État, ministre du Budget, Aimé Boji, et des Finances, Nicolas Kazadi, « s’active[nt] pour la mise à disposition des fonds sollicités pour soutenir la mise en œuvre du plan de relance de la compagnie Congo Airways », peut-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres du 1er septembre, aucune solution ne devrait pouvoir être apportée avant plusieurs semaines. En cause : des lourdeurs administratives et de la réticence des loueurs à contracter avec ce client, a appris Jeune Afrique de sources concordantes.
Le remplacement des moteurs des deux Airbus de la compagnie – celui déjà cloué au sol et celui qui peut encore voler quelques heures – est l’option privilégiée, après l’échec successif de projets d’achat d’aéronefs, de location sèche et de location ACMI (comprenant l’équipage, la maintenance et l’assurance). Mais celle-ci implique le transport par cargo desdits appareils vers un atelier de maintenance en Israël et plusieurs jours de travail. Soit, dans l’hypothèse la plus optimiste, trois semaines sans voler. Si tant est que Congo Airways, désormais dirigé par le commandant José Dubier, puisse s’acquitter de la facture correspondant à l’achat des nouveaux moteurs et à la logistique induite, qui s’élève à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Or, plusieurs jours après la consigne de Félix Tshisekedi, aucun ordre de paiement n’avait encore été donné, nous informent des sources proches de la société.
« Début mars, le gouvernement congolais avait espéré trouver une solution aux difficultés récurrentes de la compagnie, par la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) avec un investisseur providentiel, Khaled Sadek, fondateur d’A&M Development, une société de droit américain, par le biais de laquelle il s’engageait à injecter « jusqu’à 1,3 milliard de dollars dans le secteur aérien congolais ».
Mais des difficultés sont très vite apparues : aucun nouvel appareil n’a été mis en service durant cette période ni aucun plan de relance sérieux présenté, chaque partie accusant l’autre d’obstruction. A&M Development,, dont le contrat s’arrêtait début décembre, a néanmoins demandé sa prolongation, nous indique Khaled Sadek, qui précise n’avoir reçu aucune réponse à ce jour.
Yves Nsiala et jeune Afrique









